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Yan Pei-Ming :

« Ming ne peint pas une toile, il l’affronte . Ce n’est pas une métaphore . La toile n’est pas pour lui un terrain neutre et pacifié . Elle est avant tout un lieu de tension et de résistance . Ming se bat avec ses toiles pour des raisons qui n’ont rien à voir avec l’économie traditionnelle de la peinture occidentale ( conception, exécution, expression, citation …) Ming a des comptes à rendre avec sa tradition, mais aussi avec la peinture occidentale . Peindre pour Ming, c’est vaincre les résistances inhérentes à la peinture : la peinture ne se donne pas, elle se conquiert . Voilà pourquoi il ne s’embarrasse ni de couleurs (ses peintures sont en noir et blanc, parfois en rouge) ni de sujets (il peint le plus souvent des visages et des paysages) . Il peint en toute impunité, hors de cette idéologie coupable (ou culpabilisante) qui, en Occident, tient lieu de sens et de sujet . » (Bernard Marcadé)

Yan Pei-Ming : « Peinture murale », exposition-anniversaire février-juin 1999

 

« Visage », huile sur toile, 200 x 100 cm .

« Visage », huile sur toile, 200 x 100 cm. (vue de la Galerie)

 

« Notre grand-père Mao », huile sur toile, 92 x 65 cm .

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