Yan
Pei-Ming :
«
Ming ne peint pas une toile, il l’affronte . Ce n’est pas
une métaphore . La toile n’est pas pour lui un terrain neutre
et pacifié . Elle est avant tout un lieu de tension et de résistance
. Ming se bat avec ses toiles pour des raisons qui n’ont rien à
voir avec l’économie traditionnelle de la peinture occidentale
( conception, exécution, expression, citation …) Ming a des
comptes à rendre avec sa tradition, mais aussi avec la peinture
occidentale . Peindre pour Ming, c’est vaincre les résistances
inhérentes à la peinture : la peinture ne se donne pas,
elle se conquiert . Voilà pourquoi il ne s’embarrasse ni
de couleurs (ses peintures sont en noir et blanc, parfois en rouge) ni
de sujets (il peint le plus souvent des visages et des paysages) . Il
peint en toute impunité, hors de cette idéologie coupable
(ou culpabilisante) qui, en Occident, tient lieu de sens et de sujet .
» (Bernard Marcadé)
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| Yan
Pei-Ming : « Peinture murale », exposition-anniversaire
février-juin 1999 |
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